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Nous cherchons tous à vivre libres, à nous libérer de ce
qui nous entrave. Nous lisons des livres, nous réfléchissons et
découvrons que cette entrave ne peut être que l’illusion
de nous croire une personne, de nous croire cet ego... Arrivés là,
en général commence la souffrance. Comment parvenir à prendre
conscience de cette identification alors que le mental, l’outil choisi
pour cette démarche, est l’agent même de notre esclavage...
? Comment étudier l’ego à partir de l’ego !
Heureux ceux qui, arrivés à ce point, trouvent Douglas Harding
sur leur chemin. Il est l’homme pragmatique par excellence. Il ne prêche
pas, n’explique pas : il montre, et ce qu’il montre, c’est
à vous seul de décider si cela vous est utile ou non.
Notre attention a l’habitude de s’identifier à ce qu’elle
perçoit et à nous entraîner, en quelque sorte, hors de nous
mêmes. Douglas nous ramène sans effort à notre vraie place
et nous cessons d’être fascinés par ce qui est vu, pour prendre
conscience de CE QUI VOIT. Dès lors, nous avons le pied à l’étrier.
La différence entre la manière de voir automatique et la vraie
(la seule !), continuellement soulignée par Douglas Harding est grande,
mais les conclusions à en tirer sont, elles, incommensurables. A condition
de le faire bien entendu. Constater la différence entre les deux manières
de voir, même s’en émerveiller, ne suffit pas. Nisargadatta
Maharaj disait : « Dans la recherche de la vérité, vos outils
sont : le corps, la sensibilité et la raison. Le Guru vous apprend à
vous en servir, mais le travail vous seul pouvez le faire. »
Tout change lorsque nous pouvons constater que nous pensons et agissons «
mécaniquement » en fonction d’un bagage mental de convictions,
de routines, formules, émotions jamais remises en question. Elles conditionnent
nos réactions, elles nous agissent et, tant que nous n’en avons
pas pris conscience, nous sommes comme un bateau de papier emporté par
le ruisseau, livré aux chocs et aux courants.
Ce n’est qu’en nous appuyant sur notre véritable identité,
en entrant en contact avec Je Suis, que nous pouvons juger notre situation et
constater que cet ego vilipendé d’où nous vient tout le
mal n’est pas notre ennemi. Il remplit sa tâche qui est de donner
à notre personnalité un semblant de cohérence, (ce qui
n’est pas une mince affaire). Le seul problème est que nous lui
laissons prendre une place qui n’est pas la sienne.
Grâce à la Vision, je possède enfin ce point de référence.
Je dispose d’une vue panoramique de cet édifice qui porte mon nom.
Edifice où la personne évolue comme un somnambule, passant d’une
pièce à une autre sans s’en apercevoir, l’esprit toujours
occupé par un projet, une idée, un sentiment. Voir ce désordre
est un point capital. Me découvrir étroitement conditionné
par le besoin d’avoir raison et d’être le plus fort est indispensable
car il me permet, enfin, de découvrir comment fonctionne la personne.
Pour cela, le « Voir Juste », tel qu’il est initié
par Douglas, est sans prix. Il permet la chose la plus difficile, celle sur
laquelle les philosophes de tous bords ont achoppé pendant des siècles
: révéler, au-delà de tous concepts, l’observateur
immuable de cette agitation, observateur dont l’essence est Je Suis
Ce cœur de nous-mêmes, Douglas nous permet de l’atteindre grâce
à des moyens simples, toujours disponibles, et irréfutables parce
qu’ils révèlent l’évidence. Prenons conscience
de la valeur de ce qui nous a été donné et ... VOYONS.